Harmonisation des horaires des commerces à Nyon

Lettre ouverte aux habitants de Nyon

 

Oui, à l’harmonisation des horaires d’ouverture à Nyon.

Non, au référendum et à la mort des petits commerces.

La SIC de Nyon (Société Industrielle et commerciale) compte parmi ses 220 membres, la majorité des petits commerces installés en ville de Nyon. Chaque année, elle organise diverses activités pour dynamiser l’activité commerciale de ses membres et offrir aux habitants des animations au centre-ville : les Fontaines décorées, le Marché de Printemps, le Marché de Noël ou encore le Samedi des Mômes, la Galette des Rois, le Marché d’Automne et le Black Friday.

Par ailleurs, depuis plus de 120 ans, la SIC de Nyon défend les intérêts des petits commerces de Nyon et les représente auprès des autorités politiques et des institutions. Cette mission prend toujours plus d’importance, car selon une récente étude réalisée par la BCV (Banque cantonale vaudoise), de 2008 à 2018 le commerce de détail a perdu 3’800 emplois dans le canton de Vaud, soit plus de 11% de ses effectifs.

Ces pertes d’emplois et la baisse d’activité que subit le commerce de proximité à Nyon ont des origines multiples, dont font partie le e-commerce, le tourisme d’achat en France et les nouvelles habitudes de consommation qui nécessitent un peu de souplesse dans les horaires d’ouverture.

C’est pourquoi, en mars 2019, ayant constaté qu’une harmonisation des horaires au niveau régional était devenue nécessaire, la Ville de Nyon a modifié démocratiquement le règlement communal en matière d’horaires d’ouverture des magasins à la majorité des voix des conseillers communaux, en autorisant les commerces de Nyon à ouvrir le samedi jusqu’à 19h.

En effet, le samedi les magasins ferment à 19h dans le quartier de Rive, 19h à Signy Centre et 19h au Centre commercial de Chavannes, sans compter les ouvertures tardives pratiquées en France voisine. Cette situation crée une distorsion de la concurrence aux dépends des commerçants du centre-ville de Nyon, 40% du chiffre d’affaire étant réalisé entre 16h et 19h. Par ailleurs, un sondage réalisé auprès de la population montre que plus de 77% des personnes interrogées sont favorables à une harmonisation des horaires dans le district de Nyon.

Toutefois, consciente de ses responsabilités et désireuse de maintenir un bon climat social, la SIC de Nyon avait élaboré avec les partenaires sociaux un certain nombre de mesures en faveur des personnes actives dans les commerces concernés : pas d’augmentation du temps de travail, salaire minimum garanti, 5 semaines de vacances, congé paternité, etc. et toutes ces mesures ont été saluées par la Ville de Nyon. Mais, le syndicat UNIA a renié l’accord signé et veut maintenant imposer son diktat, en abusant du droit référendaire et en faisant supporter à la collectivité des dépenses supplémentaires inutiles engendrées par un référendum.

Les « Fake news » (fausses informations) véhiculées par le comité référendaire « Touche pas à mon samedi » (piloté par le syndicat UNIA) ont pour objectif de tromper la population afin de récolter des signatures. En réalité, vexé de sa récente défaite à Genève sur l’extension des horaires d’ouverture, le syndicat UNIA veut contraindre les petits commerces de Nyon à renégocier la convention collective en vigueur, au risque de faire perdre tous les avantages offerts jusqu’à ce jour aux collaborateurs de cette branche.

Ainsi, sous prétexte de défendre la vie de famille, le syndicat UNIA veut imposer une augmentation des salaires et des conditions inacceptables pour des petits commerces de proximité qui souffrent déjà d’une baisse d’activité importante. Les commerçants sont parfaitement conscients de la valeur de leurs collaborateurs et font déjà leur maximum pour les remercier de leur engagement.

De son côté, la SIC de Nyon travaille bénévolement pour dynamiser le commerce local, alors que les syndicalistes d’UNIA sont payés pour faire disparaître les commerces nyonnais. Au lieu de s’en prendre aux commerces les plus vulnérables, le syndicat UNIA ferait mieux de se battre pour obtenir l’égalité des salaires entre hommes et femmes et pour éliminer le travail au noir.

 

Comité de la SIC de Nyon

Marisa Benedetto

Présidente